Le mirage commercial des réseaux sociaux ?
Avec le développement des réseaux sociaux, c’est tout un monde virtuel qui s’est créé. Facebook par exemple, avec ses 800 millions de fans attire de plus en plus les entreprises notamment à des fins commerciales. Nous allons voir que les profits ne sont pas forcément au rendez-vous.
Le témoignage (les Echos 1er février 2012) de Julien Lemarchand, fondateur de Saveur Bière est extrêmement représentatif : « j’ai investi 12.000 euros sur Facebook en 2 ans, ce qui m’a valu 40.000 contacts, 250 ventes induites, dont 5 seulement engrangées directement sur le réseau social ».
Et il n’est pas le seul ! 87 % des 187 plus grandes marques mondiales ont estimés que leurs campagnes de réseaux sociaux avaient été un échec.
Le mirage est surtout celui des chiffres : Avoir 10.000 fans c’est bien mais combien vont revenir sur votre site après avoir cliqué sur Like (surtout en sachant que la majorité des entreprises se paient une campagne pub Facebook pour obtenir des Like et que donc dans ce cas le Like devient payant !
Le commerce en ligne bouleversé
Les réseaux sociaux sont un nouveau canal de vente pour les entreprises. En effet, après avoir créé une page Facebook ou un compte Twitter pour leurs fans, les sociétés ont bien compris qu’il y avait une possibilité de vendre à travers ces nouveaux médias. Surtout qu’aujourd’hui, la majorité des clients regardent les avis des consommateurs précédents, même si ceux-ci sont des inconnus, avant de passer à l’achat.
Facebook a poussé les limites encore plus loin en proposant directement la vente sur son réseau, il suffit pour l’entreprise de mettre en place une vitrine avec l’une des nombreuses applications disponibles comme Boosket, Payvment ou Ecwid.
Un social-commerce utopique
Outre l’attrait pour les petites entreprises de pouvoir se développer à moindre frais sur ces plateformes communautaires, la possibilité de vendre directement ses produits à ses fans est une belle vitrine.
Mais il peut aussi engendrer des pertes, car malgré les facilités évidentes pour mettre en place une boutique, les promesses de développement ne sont pas tout le temps au rendez-vous. Certaines marques déchantent même rapidement suite à des ventes symboliques. Car l’investissement même faible, n’est pas forcement rentabilisé.
Finalement, le but d’une boutique sur Facebook n’est peut-être pas de proposer l’ensemble des produits du site principal placé à quelques clics de là, mais plutôt d’avantager les fans en leur proposant des produits exclusifs ou des bons plans.
Difficile donc de transformer un réseau social en une plateforme e-commerce, Facebook n’est pas un lieu de commerce dans l’inconscient collectif. La méfiance des utilisateurs est perceptible au sujet de l’utilisation de leurs données personnelles à des fins commerciales. Néanmoins des perspectives d’avenir plus radieux pointent le bout de leur nez avec entre autres, les possibilités d’un marketing ciblé ou d’un bouche à oreille accru.
Conclusion : Les réseaux sociaux sont effectivement certainement une des priorités aujourd’hui en terme de trafic. Mais cette solution est efficace à l’unique condition de créer une réelle stratégie avec un plan de communication global social média, qui doit être complété par un travail de référencement optimisé.



